Mère Perverse Narcissique : Témoignage

. Vidéo pour reconnaître et contrer les personnes culpabilisantes (marre-des-manipulateurs.com).

« J’ai mis beaucoup de temps à m’apercevoir que ma mère est une perverse narcissique »

Dans ce nouveau témoignage (à lire ci-dessous), Vincent nous explique le rôle destructeur qu’a joué sa mère perverse narcissique sur lui et son entourage, les conséquences irréversibles, ses peurs et comment il s’y est pris pour aller mieux et se sortir de son emprise.

Voici le témoignage (avril 2018) :

« Bonjour,

Merci pour cet article.

Homme de 37 ans, j’ai mis beaucoup de temps à m’apercevoir que ma mère est une perverse narcissique. Je suis issu d’une famille de 9 enfants. Il m’a fallu plusieurs séances de psychothérapie pour m’en apercevoir car le manipulateur a cet art de se défiler face à ce qu’il fait et à « enfumer » les autres quand on le met face à ses responsabilités. Cet auto-dédouanement ou cette fuite (tactique de l’anguille du manipulateur) provoque du déni chez les personnes qui en sont victimes, déni dont mes frères et sœurs sont toujours atteints, même si certains commencent à avoir une certaine lucidité.

Comme mon père était violent et atteint de paranoïa (mais pas pervers narcissique), je ne voyais pas pendant longtemps le problème chez ma mère, la prenant pour une victime (ce qu’elle voulait paraître d’ailleurs, accusant toujours mon père du mal réel qu’il lui faisait) à être restée dans ces conditions avec mon père pendant plus de 20 ans, pour appliquer la règle de l’indissolubilité du mariage catholique. Il est de fait que mon père maltraitait ses enfants par ses crises insupportables de paranoïa et de critiques continuelles très dures envers les personnes qu’il estimait l’avoir offensé (dont certains de ses enfants pouvaient faire partie). Le catholicisme traditionaliste mêlé à cette maladie a rendu les choses encore plus pénibles. Car mes parents se sont servi des lois de la religion chrétienne (obéir à ses parents et aimer son prochain) pour faire appliquer aux enfants quelque chose qu’ils ne faisaient pas eux-mêmes et profiter de leur docilité et leur amour. Objectivement quand je vois ce que mes parents ont fait, je n’appelle pas cela « aimer ses enfants ». Bien sûr « la critique est aisée mais l’art est difficile ». En même temps, il est évident qu’un enfant ne peut pas être responsable des turpitudes de ses parents.

Pendant leur séparation, mes deux parents ont été très durs l’un envers l’autre, s’accusant chacun sans se remettre en cause et en prenant à partie les enfants.

Pendant longtemps j’ai cru que la majeure partie du problème venait de mon père, croyant plus les accusations de ma mère que celles de mon père, mais maintenant je vois que ma mère a joué un rôle destructeur elle aussi. Elle était bien moins violente que mon père extérieurement, ne piquait pas les colères terribles de mon père. Mais elle n’a pas apaisé la maladie psychiatrique de mon père. Elle excitait mon père (peut-être sans le savoir ?) et aggravait sa maladie par une application très stricte de la religion catholique. Elle gardait une emprise malsaine sur son mari et ses enfants par la religion.

J’ai lu les symptômes du manipulateur pervers narcissique décrits par les professionnels et ma mère correspond à 80 % à ces derniers. Elle est intrusive, voulant tout contrôler dans la vie de ses enfants, avec d’une volonté de dominer, d’infantiliser et d’intimider ses enfants. Je m’aperçois que DANS LES FAITS, il y a eu très peu d’amour et il n’y en a toujours pas. Très dur quand on a en face de nous quelqu’un qui prêche l’amour (si j’avais eu en face de moi quelqu’un qui ne le prêchait pas, cela aurait été plus logique et moins destructeur).

Si on n’applique pas le catholicisme de ma mère, elle nous fait la guerre et nous dénigre (par derrière le dos) vis-à-vis des autres enfants. Ma mère met la zizanie entre ses enfants, divise pour mieux régner. Elle se montre gentille mais LES FAITS SONT LÀ. Là je viens de complètement couper les ponts avec elle mais également avec mes frères et sœurs (de toute façon on se parlait très peu) car il y a un tabou absolu que l’on ne peut jamais aborder en famille qui est très dur à supporter quand je vais les voir : celui de la psychose de ma mère, toujours omniprésente dans la famille. Ma mère essaie de reprendre le contrôle en m’appelant ou me laissant des messages (dans sa dernière lettre elle m’écrivait : « garde toi de tout mal », ce qui manifeste un manque de confiance en moi et une volonté d’infantiliser son fils de 37 ans). Elle me contrôlera même si je ne lui parle pas, par ses critiques incessantes et la guerre qu’elle mène contre ceux « qui ne sont pas dans le rang », toujours par derrière le dos.

Ma mère n’aime pas son propre sang, DANS LES FAITS.

Comme elle met un masque et qu’elle joue une comédie, se faisant passer pour sainte, cela fonctionne très bien sur les personnes extérieures à la famille (ou une de mes sœurs sur qui j’ai vu qu’elle était tombée dans le panneau), qui ne voient pas le mal qu’elle fait à ses enfants et qu’en fait TOUT EST FAUX. J’ai déjà entendu des personnes me dire : « respecte ta mère » et accabler mon père de tous les maux. Mais le mal vient aussi de ma mère et il est d’autant plus dur à supporter qu’il est caché, alors que chez mon père ça se voyait très vite.

Je suis toujours célibataire, n’ayant jamais partagé ma vie avec quelqu’un, ayant tendance à rejeter les femmes et ne supportant pas de partager l’intimité d’une autre personne, l’intrusion de ma mère y étant pour quelque chose (j’ai mis tant de temps à m’en apercevoir). Voilà où j’en suis. J’ai toujours cherché à excuser ma mère du mal qu’elle nous a fait mais la psychothérapeute me dit que ma priorité doit maintenant être mes désirs et non ceux de ma famille très dure. J’ai cru aux lois chrétiennes et les ai appliquées, croyant bien faire. Mais je me faisais du mal à chercher à appliquer les croyances de ma mère, qui sont un catholicisme à elle et non «le» catholicisme, car son catholicisme a été mélangé à une psychose.

Ma mère est UN MUR avec qui on ne peut communiquer. La communication est toujours dans un sens, le sien. Impossible de réchapper à ses idées et son contrôle qu’elle impose, sans en avoir l’air.

Et puis quand je parle à mes frères et sœurs, j’ai l’impression d’avoir affaire à des pions de ma mère, des gens qui ne pensent pas par eux-mêmes, incapables d’aimer en vérité car toujours sous son emprise. Il y a toujours une souffrance quand je leur parle ou que je les fréquente.

Alors, une seule solution pour moi : la fuite et la disparition de la famille. Tout n’est que souffrance, manipulation, domination, emprise dans cette famille. Ma mère en est la reine.

Quand elle mourra, je serai soulagé à l’idée qu’elle ne pourra plus faire le mal qu’elle faisait, que la source du mal sera tarie, que la guerre qu’elle me mène par derrière le dos sera finie. Je n’irai pas à son enterrement et tant pis pour ce que pense ma famille. Mais le mal sera toujours là car il est fait. La zizanie semée par ma mère a causé de grands dommages irréversibles.

Ma mère a fait 9 enfants mais c’est comme si j’étais orphelin. J’aurais préféré qu’elle en fasse 2 ou 3 mais qu’il y ait de l’amour entre nous.

J’ai déjà pensé plusieurs fois au suicide. Ma mère n’apaisait rien, au contraire. Elle avait juste une « compassion d’objet » envers moi. Elle prend ses enfants et les jette « comme des chaussettes », les manipulant à souhait. Une grande accusatrice qui met le poids de ses propres problèmes sur eux (je me souviens qu’elle m’accusait de « faire la victime », ce qu’elle sait très bien faire elle-même, notamment en se faisant passer pour la victime de moi-même quand elle me fait la guerre parce que je n’applique pas ce qu’elle veut : dans cette attitude maternelle, on voit que le mot pervers prend tout son sens : elle renverse sa culpabilité sur les autres).

J’essaie de m’en remettre mais c’est très dur. Voilà 3 ans que je vois une psychothérapeute mais le mal est toujours là. J’essaie de m’ouvrir aux autres et prendre conscience qu’il y a des femmes qui ne sont pas comme elle, qui peuvent aimer en vérité.

Surtout ce qui me fait peur, c’est de reproduire le schéma du dominant-dominé, schéma que l’on a naturellement tendance à reproduire, quand on a connu ça. C’est la raison pour laquelle je suis toujours resté seul pour éviter de reproduire ce schéma familial si toxique.

Je ne souhaite à personne de vivre l’enfance que j’ai vécue. Mais au moins cela aura eu l’avantage de forger son caractère et de se faire violence pour s’en sortir, malgré cette mère perverse narcissique.

J’essaie de me convaincre que contrairement à ce qu’elle dit, ce n’est pas elle la victime. Difficile d’arrêter de dire que je suis un salaud de ne plus la voir et de la laisser tomber… Difficile de mettre fin à cette torture intérieure et cette culpabilité.

Cela ne peut venir qu’en coupant avec elle mais le manque d’amour sera toujours là. »

 

Le Guide Pour Maîtriser les Personnes Toxiques

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17 Comments

  1. Ténor

    Un amour malsain, malveillant, pervers,… C’est en réalité de la haine totalement gratuite déversé sur toi, contre ta belle personne, Vincent.

    J’ai choisi l’amour vrai, bienveillant, sain et réciproque de personnes bienveillantes, saines, vraies et constructives.

    Donc, plus jamais de  » manque d’amour » ( de Pervers Narcissique et de Manipulateur Pervers, qui est en réalité de la » haine totalement gratuite « ) pour moi.

    Ma mère est une Perverse Narcissique. Mon père est un manipulateur pervers.
    Et mes frères et sœurs ont préféré devenir des Pervers Narcissiques ( Ils ont vécu avec notre mère).
    Mes 2 Parents, et mes frères et sœurs ne me manqueront plus jamais.
    Leur soi-disant amour (qui est en réalité de la haine entièrement gratuite) aussi ne me manquera plus jamais.

    Puiser le véritable amour ( sain, bienveillant, réciproque) auprès de ceux et celles qui choisissent, volontairement, de me le donner.
    C’est sain et épanouissant pour moi !

    Quand dis-tu, Vincent ?

    Prends-soin de ta belle personne.

  2. Ténor

    Tu as écrit à la fin de ton témoignage : « … mais le manque d’amour sera toujours la. »

    Parles-tu précisément du manque d’amour de ta mère, Vincent ?

    Manquer d’un amour destructeur, malsain, malveillant venant de qui que ce soit ( ou celui de la Perverse Narcissique qui est ta mère), est-ce vraiment bon pour toi, Vincent ? Pour ton bien-être personnel ? Pour ta vie au quotidien, Vincent ? Pour ta personne qui est unique et précieuse, Vincent ?

    Prend-bien soin de toi, Vincent !

  3. Magalie

    Bonjour,
    j’ai aussi une mère PN et toute ses psychoses sont ressorties lorsque j ai entamé mon changement de sexe et malheureusement fait entre ses murs ou je me suis retrouvée sous le joug de la chienne de Buchenwald…L’insécurité et le manque d’empathie sont tellement ancré dans leur schéma préadolescent toujours ds un besoin d’etre comblées sans jamais pouvoir l’être avec une personnalité multi facette..Pr des raisons finiancières je n ai pu partir et le seul moyen a été de la laisser se détruir par elle-même…Ne vous accordez jamais un souhait de la guérir,une perte de temps qu’elle utilisera pour vous garder avec un « cause tjs » en trame….Elles ne s’aiment pas, jalouse notre bonheur et sont prêts à tout pr le détruir comem leur auto déstruction lancinante …Rigueur avec ses gens et partir le plus vite possible…

  4. Bonjour,

    Merci de votre témoignage, je suis touchée par votre souffrance, et j’aimerai pouvoir trouver les mots juste pour vous soulager.
    Je comprends votre crainte de reproduire ce que vous avez vécu, il est très difficile d’échapper à cela, même si l’on en a conscience, hélas. Mais refuser de vivre pleinement sa vie en vivant dans la crainte est tellement dommage !

    La vie est une grande aventure, et les parents parfaits n’existent pas. Il est toujours difficile d’être dans la juste mesure, et cette notion de la juste mesure est propre à chaque individu, et différente d’une personne à l’autre. Je perçois fort bien comment votre mère a pu vous détruire, mais ne lui faites pas le plaisir de vivre dans le passé, et vivez votre vie, soyez heureux, trouver l’amour, construisez votre vie. Passez à autre chose. Vous avez fait le choix de couper les ponts, c’est une décision difficile, mais parfois nécessaire, pour vous protéger vous et votre future famille. Arrétez de vivre dans la crainte, les parents parfaits n’existent pas plus que les enfants parfaits, nos enfants naissent avec leur personnalité, et parfois la relation est difficile parce qu’on est trop différents, mais il faut faire avec, accepter l’autre tel qu’il est. On ne peut pas plus changer ses parents, que l’on peut changer ses enfants. Si l’un a un grand besoin d’attention, l’autre vous trouvera trop envahissant… c’est comme ça.

    Je vous souhaite beaucoup de bohneur dans votre nouvelle vie !

    • Vincent

      Merci pour votre soutien. Je suis un peu écorché vif. Et j’ai toujours vécu seul par peur de reproduire ce schéma, ayant tendance à ne pas supporter que quelqu’un m’impose ses points de vue ou ses goûts de la même façon que ma mère, ou que la relation s’envenime. La relation avec ma mère ayant été si déséquilibrée, je crains que ma future femme m’impose cela de la même façon. Toutes les femmes ne sont pas comme ma mère et heureusement. Les belles personnes existent. Et un travail sur moi est nécessaire pour que je puisse accepter l’autre avec plus de tolérance, cette intolérance que mes frères et sœurs et moi partageons et qui est une conséquence de l’éducation reçue et de l’influence maternelle.

      L’absence de ma mère et de ma famille me permet de constater à quel point cela me permet d’avoir des relations plus apaisées avec les autres.

      Je vous souhaite également tout le bonheur possible. Bien à vous

  5. Claire

    Merci pour ce témoignage. Depuis 44 ans, je suis dans le mal être.. sans en prendre conscience véritablement, j’avais mis une distance géographique avec ma mère il y a 20 ans. Le lien mère-fille était très (trop) fusionnel.. ingerance dans ma vie, mes relations amoureuses ou amicales.. et j’ai laissé faire pensant que comme c’était ma mère, elle avait raison et qu’elle me protégeait.

    J’ai pris conscience notamment avec un livre  » les 5 blessures » de Lise Bourbeau que ce que je me suis infligée était pour plaire et me faire aimer de ma mère.. et toute ma vie a été ainsi être dans le droit chemin pour plaire..à elle, aux autres.

    Le travail de reconstruction est long semé de doutes, d’incertitudes.. parfois je me sens perdue et seule.. et par moment, je remonte par instinct de survie.

    Je suis quelqu’un de très méfiante, je me sens souvent submergée de doutes par rapport aux autres. Pourquoi est il ou elle si gentil ?

    Le lâcher prise et le pardon est possible mais pas évident.. nous y arriverons un jour ou l’autre, j’en suis sûre.

    • Vincent

      Bonjour, merci de votre témoignage.

      Je me retrouve également dans le vôtre en ce que je n’ai pas jusqu’à présent vécu pour moi mais pour ma famille et particulièrement ma mère. Quand on est victime d’un manipulateur (ou manipulatrice), on ne s’aperçoit pas qu’en pratique, en faisant ce qu’il (ou elle) veut, on ne pense plus à soi et on s’oublie totalement, on oublie ce que l’on ressens, on oublie les choses que l’on aime. On devient un pion, un « agent » de la personne manipulatrice. On est tellement écrasé que l’on n’est pas capable de penser par soi-même et de s’aimer soi-même.

      La psychologue que je consulte depuis plus de 3 ans maintenant, m’a déclaré que les pn « ne pensent qu’à eux ». Pourtant ma mère déclarera le contraire et aura des mots qui montreront le contraire : les faits sont là et je ne regarde plus qu’eux. La psychologue m’a aussi déclaré : « votre mère vous a écrasé ». En lui décrivant comment ma mère agit avec ses enfants, ma psychologue a également déclaré : « elle place ses pions ». C’est typique de la part du manipulateur d’agir comme cela (dire du mal des autres membres de la famille par derrière, diviser pour mieux rêgner, exclure les enfants « non conformes » à ce qu’elle veut).

      Oui cela provoque, une fois le problème identifié, beaucoup de méfiance vis-à-vis des personnes dont on soupçonne qu’elles peuvent reproduire le schéma connu. Et on ne veut surtout pas qu’il se reproduise. D’où ma solitude toutes ces années. Cela a été très dur.

      Effectivement, on se méfie des autres même s’ils sont gentils, ayant eu cette fâcheuse expérience de la fausse gentillesse du manipulateur. Cette fausse gentillesse n’étant qu’un instrument de domination. Etant un instrument de domination, cette « gentillesse » est détestable. Comme cette gentillesse est fausse mais nous croyons qu’elle est vraie pendant un certain temps (« tombant ainsi dans le panneau »), l’embrouille que cela provoque, une fois identifiée, nous rend méfiant, car nous ne savons pas sur quel pied danser quand nous rencontrons quelqu’un qui est extérieurement gentil : on ne sait pas si cette gentillesse est « vraie » ou « fausse ».

      Par expérience, j’ai constaté que la gentillesse des personnes extérieures étaient souvent sincère et vraie. Comme quoi j’ai bon espoir de reconstruire une relation d’adulte à adulte (et pas manipulateur-manipulé) avec la personne que je rencontrerai.

      Il y a bon espoir de se sortir de ce mal. Un entourage sain (dans le cadre du travail par exemple : cela existe) y aide beaucoup.

      Bon courage et merci !

  6. Ténor

    Salut !
    La meilleure façon de vivre sereinement ta vie, c’est de couper les ponts avec ta famille à vie, et de continuer à te reconstruire. Pas besoin d’attendre que ta mère décède ( à l’âge de 90 ans, parce qu’elle est trop âgée par exemple) pour être serein. Tu n’as pas besoin de l’amour de ta mère toxique ( ou manipulatrice, ou tous les termes employés pour nommer la personne malveillante qu’elle est ) ni de l’amour de personnes toxiques ( ou manipulatrices, ou malveillantes, ou tous les mots utilisés pour les nommer ), ou des autres membres de ta famille qui ne réfléchissent pas, par eux-mêmes ( qui se laissent manipuler, vivent dans le dénie, ou ne se préoccupent pas de toi, ne te respectent pas en niant la réalité de ce qui se passe dans la famille, et les conséquences désastreuses pour toi) pour exister. Apprends à t’aimer toi-même, à te respecter toi-même, à être bienveillant avec toi-même, à avoir confiance en toi, de l’estime pour toi, à te contrôler, à ne plus être dépendant affectif, à te connaître dans tous les aspects de ta personne. Sache que lorsque tu fera tous cela, tu sera en paix avec toi-même. Et tu verra que l’amour toxique ou manipulateur, ou tous les mots employés pour appeler l’amour nocif ( qui n’est pas du tout de l’amour sain, respectueux, bienveillant, mais la mort psychologique et la destruction de tous les aspects de ta belle personne) de ta mère, de ta famille, des personnes toxiques ( manipulatrices, malveillantes, et tous les termes employés pour les nommer) n’est pas essentiel pour ta paix ( intérieure). Tu sera aussi plus ouvert pour te rendre compte, qu’une grande quantité de personnes peuvent te donner de l’amour sain, respectueux, bienveillant. Oui ! Tu as le droit d’être aimé, car l’amour sain, respectueux, bienveillant donne envie de vivre ta vie.
    Prends-soin de toi !

    • Vincent

      Bonjour, merci pour ton soutien et tes conseils. Oui l’idéal est de ne pas attendre qu’elle meure pour être bien. Mais c’est compliqué à faire, même encore maintenant, à 37 ans. Malgré la distance, la présence toxique de ma mère est toujours là en moi. Le fait d’être conscient qu’elle tape sur moi auprès de mes autres frères et sœurs et d’autres personnes extérieures me fait encore un peu souffrir (« Vincent a coupé les ponts avec moi, je suis victime de mon fils »).

      Mais je me fais une raison. Puisqu’elle n’est capable que d’une chose : dominer et manipuler ses enfants adultes, ne pas avoir une relation adulte-adulte mais parent-petit enfant ou manipulateur-manipulé avec eux, j’essaie de faire maintenant le deuil d’une relation normale avec elle.

      Oui je dois suivre ton conseil. Même si ma mère est encore en vie et qu’elle cherchera encore à me faire du mal, il faut que je me fasse une raison et fasse mon deuil…

      Prendre confiance en moi, croire que je peux être aimé d’une autre façon que celle que j’ai connue avec ma famille…

      C’est difficile à croire quand on n’a connu que ça dans sa famille et quand on a été écrasé.

      Merci encore de tes conseils, très utiles !

  7. Myléna

    Bonjour,

    Je voudrais réagir à ce témoignage car je le comprends fort bien.

    Je suis une femme de 37 ans et je viens aussi de me rendre compte que ma mère est une manipulatrice perverse narcissique.

    Je me retrouve un peu dans ce témoignage car mon père a abusé de moi lorsque j’étais enfant et j’ai toujours cru que tous mes problèmes relationnels qu’ils soient intérieurs à la famille ou extérieurs venaient de là et seulement de là . Mais, malheureusement avoir une mère centrée sur elle même et qui rejette ses fautes sur moi ne m’a pas aidée.

    En fait, moi j’ai reproduit le schéma j’ai vécu pendant 12 ans avec un PN et c’est cela qui m’a fait comprendre les problèmes qui venaient d’elle. En comprenant ce qui se passait avec mon compagnon, j’ai commencé à travailler sur toutes les relations vécues par le passé. J’ai tendance à attirer les manipulateurs et une tendance également à entrer en amitié avec des gens qui profitent de moi. Dans ce cas il est très difficile d’arriver à faire confiance à qui que ce soit. Je travaille actuellement avec une psychologue et ça me fait un bien fou . Je suis entrain de me libérer de ce sentiment de culpabilité mêlé de honte que je ressentais en rendant à césar ce qui appartient à césar.

    Se libérer de tous les les jugements négatifs et FAUX qui m’ont été fait est la première étape. La seconde étant pour moi d’arriver à être heureuse pour moi. Combler mes désirs et mes besoins, arriver à m’aimer et prendre soin de moi. Et enfin parvenir à me faire des amis bienveillants avec lesquels je me sens bien et surtout avec lesquels je ne me sente pas seule. Je ne sais que trop bien ce que ça fait de se sentir seule dans un groupe, en couple ou en famille. Je crois que pour moi c’est cela qui a été le plus destructeur.

    Je vous remercie de votre témoignage et vous souhaite de vous épanouir dans votre vie.

  8. Pénélope

    Courage,
    Je connais le schéma,… de la victime/boureau et je bataille avec.
    Restez fidèle a ce que vous êtes vraiment au fond de vous, si vous raisonner comme ça, vous ne tomberez pas dans le travers de la reproduction, mais garder vous des manipulateurs/trices, le vivre enfant, ne protège pas de tomber dans le piège d’un autre manipulateur.

  9. Marie D.

    Cette histoire ressemble à la mienne élevée par des catholiques convertis auxTj puis mon divorce du pere de mes deux filles un mari violent commerçant séducteur et la spirale infernale pour s’en sortir je tomberai malade et je n’en guerirai pas Sclerose en plaques c’ est incurable on arrive juste à stopper les symptômes parfois on récupère tout …
    Bref elle (la genitrice) se réjouit de mes malheurs …elle aide mon ex qui a voulu me tuer devant nos filles parfois je me dis  » il aurait du réussir je serai tranquille  »
    Ma fille aînée est pire qu’eux tous j’ai peur d’elle c’est invraisemblable elle n’a que 14 ans je l ai porté …au prix de ma santé grossesse alitee du début à la fin elle naîtra un mois avant pile le jour des 50 ans de ma mère et ma deuxième pareil alitee hospitalisée 7fois elle naîtra un mois avant arrivant le jour de ma fête 15 aout au lieu du 11 septembre …pour une femme élevée chez les Tj a qui on ne fetait ni anniversaire ni fête …accoucher deux fois à des dates clefs de ta vie ?!? Je m interroge encore sur le sens à tout ça ☺

    • Vincent

      Merci pour votre témoignage qui est bouleversant. J’avoue que quand je regarde tous les malheurs de ce monde, je suis loin d’être le plus à plaindre… Toute ma compassion pour vous.

      Vous appelez votre mère votre génitrice, car en effet elle ne vous a pas montré l’affection qu’une mère devait vous donner. Elle a haï son propre sang, ce qui est la haine de soi-même. Tellement anormal !

      Votre mère semble bien plus perverse que la mienne. Ce qui rend les choses difficiles à comprendre quand on a une mère perverse narcissique, c’est qu’elle est dissimulatrice et donne une bonne image d’elle-même comme la mienne. Ce n’est pas le cas de la vôtre qui est méchante de manière beaucoup plus ouverte que la mienne, me semble-t-il.

      Je reconnais que la méchanceté non dissimulée est très dure à supporter, surtout de la part d’une mère. La mère est normalement là pour donner de l’affection et de l’amour. En plus c’est admis par beaucoup de monde dans la société que ce n’est pas possible qu’une mère puisse être méchante à ce point vis-à -vis de ses enfants.

      Cependant la méchanceté dissimulée est encore plus difficile à supporter. Le mal est plus insidieux : l’entourage et les personnes extérieures à la famille ne peuvent pas vous soutenir ou vous comprendre. Vous vous retrouvez complètement seul et incompris. C’est cela qui rend les choses très dures. Quand vous êtes seul à y voir clair, c’est EXTREMEMENT DUR.

      J’ai été éduqué chez les catholiques traditionalistes, ce qui n’a rien arrangé à tous ces problèmes. Les dérives sectaires que j’ai rencontrées là-bas ne font qu’accentuer les problèmes familiaux internes. Le mélange des dérives sectaires et des problèmes familiaux rendent les choses explosives pour la construction de soi ! Je ne sais pas si cela peut ne pas briser une vie à tout jamais.

      Je vous souhaite beaucoup de courage !

  10. Carole S..

    Bonsoir Vincent,
    Votre histoire me renverse mais surtout me bouleverse… quel gachis votre mere construit !!! Les dommages peuvent se ttansmettre sur plusieurs generations….
    Mais le plus important c’est vous meme et vous allez vous reconstruire croyez-moi! Faites vous confiance une heure a la fois s’il le faut. Moi, ca m’a reussis parce que je le traite comme une dependance que je devrai combattre toute ma vie…
    Trouvez votre facon a vous avec de l’aide bien sur afin de vous decouvrir et de ressentir ce que vous ettes et non pas ce que vous faites!
    Bon courage jeune homme!

  11. Lacaze

    Bonsoir, merci pour le témoignage.
    Personnellement, je ne vois pas en votre mère un pervers narcissique, en tout cas avec ce témoignage qui au final ne révèle rien de particulier à mon sens. Des problèmes familiaux qui vous ont fait souffrir, certes. Je trouve qu’il manque la description de faits pour se rendre bien compte si votre mère est perverse narcissique ou non, car vous vous basez surtout sur un ressenti.
    Je ne pense pas qu’en vouloir à votre mère soit une solution, chaque personne a ses fragilités, que vous preniez de la distance, parce que la relation vous semble nocive, si vous le voulez, mais je trouve particulièrement dur d’être soulagé à sa mort ou de ne pas aller à son enterrement. C’est quand même votre mère, et il ne faut pas oublier qu’un pervers narcissique, si c’est la cas ici, est une personne en grande souffrance intérieure et qui a une très faible estime de soi. Après, vous faites comme bon vous semble bien entendu, mais je trouve que c’est de plus en plus à la mode d’utiliser ce terme de « pervers narcissique ». Ils ne représentent pas une grande part de la population à ce qu’on dit.

    • Vincent

      Bonjour, je vous mets au défi de supporter l’enfance et l’adolescence que mes frères et sœurs et moi-même avons vécue. Evidemment, d’un œil extérieur, toutes ces souffrances ne se voient pas (et encore dans notre cas, cela se voit un peu). Et elles ne se comprennent pas, souvent, tant qu’elles n’ont pas été expérimentées. On ne voit pas qui en est à l’origine car le pn cache si habilement son jeu destructeur. Ma dureté vis-à-vis de ma mère n’est même pas à la mesure de la sienne : je ne pourrai rien regretter. L’esprit de vengeance ne fait pas du bien certes. Je n’irai pas à son enterrement pour me protéger du « système familial », tous mes frères et sœurs étant sous l’emprise maternelle (et ils le resteront après sa mort). Il est impossible de résister à ma mère, très manipulatrice, je le maintiens. On ne peut ^pas communiquer avec elle, en vérité. Elle nous impose son diktat et on n’a plus que le choix de s’y soumettre ou se démettre : elle nous l’impose avec « gentillesse », mais c’est ça qui est encore plus dur. Je la laisse me faire du mal mais loin de moi. Je ne serai plus sous ses pieds pour être écrasé… Après tout, le plus important est de s’aider soi-même à se sortir du mal qui est là et dont on connait l’origine.

      • Myléna

        Bonjour, je pense qu’il ne s’agit pas ici de déterminer si Vincent a raison ou non de ne plus vouloir de contact avec sa mère ou de ne pas vouloir lui rendre un dernier hommage lors de ses funérailles. Il ne s’agit pas non plus de déterminer si Vincent pense que sa mère est une PN sur base d’un ressenti ou non. Non, il s’agit d’une personne qui a énormément souffert et qui veut partager son vécu. N’importe qui a vécu ce genre de traumatisme car il s’agit bien de cela, croira Vincent même s’il n’exprime que des ressentis. N’importe qui a vécu cela le croira sur parole car les ressentis exprimés sont les mêmes pour nous les survivants de ces tortures psychologiques et physiques. Il est très difficile d’en parler car les réactions de la plupart des gens comme vous monsieur ou madame Lacaze sont toutes les mêmes aussi: « c’est du n’importe quoi donne nous des preuves , tu mens, enfin c’est insensé tes parents sont des modèles j’aurais aimé que les miens soient comme les tiens » et j’en passe. C’est là qu’on se sent seul car incompris et pas crus non plus.

        Je dis toujours : bien heureux celui qui ignore car celui là ne connaît pas cette souffrance et tant mieux pour lui. Mais cela crée des souffrances encore plus grandes par l’incompréhension et le deni auxquels nous sommes confrontés.

        Je voudrais vous dire à vous Vincent que vous raison dans vos décisions si celles ci sont en accord avec vous même et que personne n’a le droit de les juger. Écoutez vous et seulement vous sans vous soucier des jugements des autres.

        Pour ma part, je voudrais vous confier que lorsque mon père est mort je suis restée en accord avec moi même. Peu importe l’indignation de ma famille si je peux l’appeler ainsi , sa mort à été une délivrance et je n’ai pas été rendre hommage à un homme qui a abusé sexuellement de moi pendant 12 ans. Et puis quoi encore! Et je n’irai pas non plus pour celui de ma mère lorsque cela se produira car non seulement elle ne m’a pas cru quand je lui ai dit ce qui se passait mais en plus elle m’a fait passer pour une menteuse et une moins que rien aux yeux de ma famille mais aussi de mes amis, voisins, et même mes professeurs. Elle continue toujours d’ailleurs à le faire.

        Vous avez eu du courage de témoigner ici Vincent de votre expérience et je suis certaine que cela aidera d’autres personnes sur le dur chemin qui est le leur, celui qui mène au bonheur. Alors pour eux et pour moi Merci à vous !

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