« Mon compagnon était bel et bien un pervers narcissique… »

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Aujourd’hui, je vous propose un témoignage très intéressant.

Si vous êtes aux prises avec un pervers narcissique, que vous recherchez toujours la possibilité de le quitter, alors lisez attentivement ce témoignage, il vaut son pesant d’or !

un pervers narcissique

L’auteure (C. R.) a accepté que je publie son commentaire sous la forme d’un article.

Elle a réagit suite à la lecture de : « Comment Se Débarrasser d’un Pervers Narcissique »

Voici son commentaire/témoignage :


« Il est agréable de voir que pour une fois, il ne soit pas directement conseillé de fuir (un pervers narcissique). A chaque fois que j’ai lu que je devais fuir, je savais au fond de moi que c’est ce que je devais faire. Mais entre la prise de conscience et la mise en pratique, il y a un pas, pas toujours évident à franchir. En effet, tout un mélange d’émotions me paralysait même si dans mon cas, il n’y a ni enfants, ni logement en commun.

Il y a un an, plus de doutes, mon compagnon était bel et bien un pervers narcissique. J’ai voulu le quitter mais je n’y arrivais pas car je l’aimais vraiment et je pensais qu’il devait y avoir une autre solution que de fuir.

J’ai donc entrepris un travail sur moi-même pour avoir confiance en moi, m’aimer, me respecter, me (re)construire. Cela m’a sauvée de la dépression dans laquelle j’étais suite à ce que je vivais. C’est ainsi que j’ai pu voir une autre porte de sortie que le suicide.

La relation a continué et j’ai suivi les techniques décrites dans cet article  par moi-même (je n’avais pas lu l’article avant aujourd’hui).
Cela m’a permis de poursuivre la relation sans finir à nouveau complètement détruite psychologiquement. Mais cela n’a pas rendu mon compagnon moins pervers narcissique pour autant. Ça m’a permis de retrouver par épisodes l’homme dont j’étais tombée amoureuse tel qu’il était au début, mais seulement par épisodes.

En dehors de ces épisodes, sa violence psychologique était toujours présente. Comme je mettais des limites et faisais en sorte de me respecter, cela ne lui plaisait pas. Je n’étais plus son objet qui se soumettait, et ses comportements manipulateurs n’avaient plus d’emprise car je les connaissais par cœur et les voyais même venir.

Il n’a pas supporté mes changements, le fait que je m’affirme et me respecte et il est dès lors devenu de plus en plus agressif. Menaces, chantages en tous genres de plus en plus présent, et moi, ayant mis un point d’honneur à me respecter.

Je me sentais mieux avec moi-même mais pas mieux avec lui car ce n’était qu’épisodique.
Je suis encore restée avec lui car il n’arrivait plus à m’atteindre comme avant psychologiquement et c’était donc plus « supportable » malgré qu’il devenait de plus en plus dur.

J’aurais pu, par amour, rester avec lui et continuer à appliquer ces techniques pour continuer à m’aimer tout en restant dans la relation. Mais étais-je vraiment épanouie ? Était-ce cela à quoi j’aspire pour moi, pour ma vie, pour mon futur ? Est-ce ainsi que je conçois une relation d’amour ? Si je me respecte et respecte mes besoins, la réponse est clairement NON !

Ces derniers mois ont donc été un questionnement permanent avec moi-même. Je l’aime, oui, c’est certain mais suis-je prête à subir cela encore et encore, la réponse est non. J’ai donc continué d’apprendre à avoir confiance en moi, à m’aimer et à me respecter et j’ai cherché à ce qu’il me respecte aussi.
Je me suis mis une limite. Je me suis accordée quelques mois pour voir s’il était enfin capable de me respecter à son tour tout en le respectant.

Je l’ai respecté mais je me suis aussi respectée à chaque fois qu’il dépassait les bornes, et j’ai fait le constat que lui, il ne me respecte jamais. J’ai également fait le constat que je suis épuisée, vidée, lassée, usée de devoir toujours contrer sa manipulation pour avoir de rares moments normaux. C’est ainsi que j’ai réalisé que ces techniques ne changeraient jamais vraiment les choses et que si je continuais sur cette voie, même si j’ai appris à m’aimer et à avoir confiance en moi, je ne me respecterais jamais entièrement.

Ce n’était peut-être pas la bonne solution, mais ce qui suit a alors été ma solution. A chaque fois qu’il tentait de me manipuler et de faire preuve de violence psychologique à mon égard, je lui faisais part de ses comportements et mettais en évidence son manque de respect à me traiter ainsi et le fait que je me manquerais de respect si je cautionnais de tels agissements. Cela n’a fait qu’empirer les choses dans ses comportements à mon égard, mais en même temps, je prenais de plus en plus confiance en moi car je me respectais de plus en plus, même si cela m’usait et me vidait de mon énergie.

Quand il a vu que je résistais et que j’étais prête à le quitter, il changeait la donne en disant que lui me quittait et faisait tout pour me culpabiliser et me rendre coupable de tout. Il savait très bien ce qu’il faisait car il savait que je l’aimais encore. En faisant cela, il jouait sur mes émotions et arrivait à faire en sorte que je plie un peu. Il se remettait ensuite avec moi pour mieux m’enfoncer ensuite, se venger et me faire payer le fait que je ne m’étais pas laisser faire, et cela se répétait encore et encore… Donc, d’une certaine manière, sa manipulation agissait encore… Et il se servait ensuite de mes comportements pour me respecter pour me les reprocher, pour me culpabiliser, pour m’enfoncer et pour justifier le fait qu’il me traitait de plus en plus mal.

Dans ces moments, j’ai eu l’impression d’être actrice et spectatrice de ma vie. La partie « actrice » de ma vie faisait que je vivais la relation, et la partie « spectatrice » faisait que je voyais les mécanismes de sa manipulation perverse et que je voyais le fait que je devais me respecter et ne plus le laisser agir ainsi à mon égard.

En résumé, je faisais des petits pas en avant mais aussi des pas en arrière, mais j’avançais quand même, même si c’était doucement et même si parfois je retombais en arrière.

Mon chemin et cheminement étaient loin d’être parfaits, mais j’avançais seule comme je le pouvais sans le soutien ni l’aide de qui que ce soit.

J’ai profité de l’éloignement physique (vu la distance kilométrique qui nous sépare et le fait que je ne sois pas allée chez lui), même si nous avions des contacts téléphoniques, pour pouvoir faire le point. J’en suis venue à la conclusion que plus jamais il ne sera comme au début, que si je repense à toute la relation, le début idyllique n’a en réalité duré que 3 mois sur les 4 ans et demi de relation, que même si tout n’a pas été tout noir directement, toute cette perversion narcissique a quasi toujours été là, mais au début, à plus petites doses. J’ai également réalisé qu’à ce titre, je ne pourrai jamais être pleinement heureuse avec lui, que même si je me respecte, ce que je devrai faire pour qu’il me respecte lui aussi sera toujours usant, fatiguant, vidant et que ce n’est pas à ce à quoi j’aspire ni ce que je mérite.

Alors bien que j’aie encore des sentiments pour lui, j’ai décidé de le quitter. Il me répète que pour lui entre nous, c’est mort, mais qu’il sait que je ne serai pas capable de ne pas revenir vers lui et que donc, il devra porter plainte contre moi pour harcèlement. Sa manipulation encore et toujours…

Il est vrai que je traverse une période difficile et douloureuse car je l’ai sincèrement aimé et que donc la rupture fait mal. C’est d’autant plus douloureux que je réalise totalement tout ce que j’ai enduré avec lui. Ce n’est donc pas une période facile à vivre actuellement. Je sais également que la relation de dépendance qui s’était créée fait aussi que par moment, il y a un manque.

Mais, je sais aujourd’hui que je veux me respecter et m’aimer, et que me respecter passe aussi par le fait de me faire respecter. Me respecter passe donc par le fait de couper tout contact avec lui afin de ne plus lui laisser la possibilité de me manquer de respect et de ne plus devoir me manquer de respect moi envers moi-même en m’usant pour me faire respecter de lui.

Mon expérience me fait donc dire que la solution n’est pas de « fuir », mais d’apprendre à s’aimer suffisamment soi-même pour que partir s’impose comme une évidence et non plus comme un échappatoire, une fuite en avant.

Au final, on pourrait me dire que « fuir » ou « partir », c’est du pareil au même car dans les deux cas, on s’en va et c’est la fin de la relation, mais pour moi, ce n’est nullement pareil. Quand on fuit, on se sauve, c’est de la survie tout comme lorsqu’on part, mais quand on fuit, on n’a pas pour autant appris à s’aimer, à avoir confiance en soi, et on risque donc de retourner vers le pervers narcissique ou de tomber sur un autre par la suite.

J’ai lu de nombreuses personnes qui ont fuit et qui ont ensuite appris à s’aimer. Elles ont donc réussi à s’en sortir.

Je dirais qu’il n’y a pas UNE solution pour tous. Fuir ou partir, peu importe selon moi, car la fuite ou le fait de partir n’est qu’un moyen.

Selon moi, ce qui est le plus important, c’est le fait au final de s’aimer soi, de se respecter, d’avoir confiance en soi, de respecter ses propres besoins et ses envies. Je crois qu’à partir de ce moment-là, le chemin vers une vie qui nous correspond ne pourra plus être entravé par une personne perverse narcissique.

Les techniques décrites dans l’article ci-dessus ne m’ont pas permis d’être heureuse et épanouie et de continuer ma vie avec mon compagnon pervers narcissique, mais cela m’a permis d’apprendre à m’aimer, à me respecter, même s’il m’a encore fallu un an de relation avant de pouvoir enfin totalement m’en sortir.

Bien évidemment, j’ai encore du chemin à faire car il me faudra encore du temps pour me retrouver complètement suite aux ravages des ces 4 ans et demi de relation. Mais aujourd’hui, je sais que ma priorité, c’est MOI, MOI et encore MOI, et qu’à partir de là, ma vie demain et les autres jours ne pourra en être que meilleure.

Je sais aujourd’hui que dans les semaines, les mois à venir, j’aurai encore des moments de tristesse, de peine, de colère, de souffrance. Je sais qu’il me faudra encore du temps pour laisser cela derrière moi car ça fait un peu comme un état de choc post-traumatique. Mais je sais aussi qu’au bout du chemin, j’en sortirai plus forte.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, et dans toute chose négative, il y a du positif… En effet… car au final, j’en sortirai grandie car je m’aimerai suffisamment et me respecterai. Cela, c’est tout bénéfice pour la suite de ma vie. Je ne dirais pas pour autant que je remercie mon ex-compagnon car grâce à lui, j’ai pu régler des failles en moi, il ne faut pas exagérer tout de même! C’est vrai que du positif ressortira de tout cela au final, mais à choisir, j’aurais préféré apprendre à avoir plus confiance en moi et à m’aimer sans passer par là… » C. R.

 

Voici ce que vous devriez surtout retenir de ce témoignage :

« Selon moi, ce qui est le plus important, c’est le fait au final de s’aimer soi, de se respecter, d’avoir confiance en soi, de respecter ses propres besoins et ses envies. Je crois qu’à partir de ce moment-là, le chemin vers une vie qui nous correspond ne pourra plus être entravé par une personne perverse narcissique ».

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort… ».

Je remercie cette personne d’avoir pris le temps d’écrire et m’envoyer son témoignage. Et j’espère que celui-ci vous sera utile dans votre « combat » contre le pervers narcissique.

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4 Comments

  1. Bonjour,

    Je me retrouve dans le témoignage de C. R.
    J’ai eu une relation d’un an et demi avec un pervers narcissique, ça été un gouffre. Je me suis perdue dans cette spirale où je n’étais plus moi-même. Dans un sursaut d’instinct de suivie je suis allée voir une psychologue, car j’étais perdue. J’avais besoin de comprendre pourquoi j’étais tellement angoissée, pourquoi j’étais si mal.
    Au fur et à mesure j’ai compris que je n’étais pas avec la bonne personne même si je l’aimais. La relation a été difficile, il m’enfermait, me mentait, devenait violent lors de dispute.

    Une Dispute très violente au mois de mai nous a séparé, enfin ma famille nous a séparé, mon frère s’est occupé de le mettre hors de mon domicile et nous somme allée porter plainte.

    Cependant après un mois de séparation, il me manquait, je l’avais dans la peau je voulais qu’il revienne et il a trouvé le moyen de revenir. Il était dans le déni de la violence. Je ne comprenais pas pourquoi je revenais vers cet être qui était capable de me frapper, pourquoi j’aime cet homme après ce qu’il m’a fait.

    A partir de là j’ai commencé à revenir vers lui, à rompre avec lui, revenir avec lui, rompre avec lui…
    Un cercle infernale. Mais pendant ce temps, je renouée à la vie et avec moi. Je me suis fait une vie sociable et j’ai appris à dire non, stop…

    La semaine dernière j’ai eu une séance d’hypnose pour me donner le courage de couper le lien.
    ca a marché, je l’ai mis dehors, hors de ma vie.

    Il m’a recontacté où il dit m’aimer mais que je suis impossible à vivre. Je lui ai dit adieu dans un ultime message. Et j’ai coupé tout contact.

    Aujourd’hui je sais que j’ai bien fait de lui dire adieu, car j’aspire à une vie meilleure. Je me trouve des qualités, je suis jolie et pleins de prétendants. Mais j’ai mal, je souffre et il me manque…

    Je suis en période de sevrage, post traumatique et c’est difficile.

    Avez-vous des nouvelles de CR, où en est elle ?
    J’aimerai connaître son état d’esprit, sa vie aujourd’hui pour ne pas flancher et me dire que oui des jours meilleurs m’attendent.

  2. La solution que vous avez décrit de ne pas fuir et de se montrer plus sur de nous devant un pervers narcissique de se poser des limites est totalement inutiles, ça ne fait qu’envenimer la situation, il est même allé à ramener une autre femme à la maison alors que je dormais dans le salon et il a fermé la porte de la chambre à coucher à clé.
    Il augmentait la pression chaque jour, j’étais obligé de faire chambre séparé, il a fermé à clé le salon et m’a laissé que la chambre que j’occupe, malgré tout ça rien ne me touche, je fais mon sport chaque matin, je prends soin de moi, je vais ou je veux, je rentre quand je veux.
    Je fais comme s’il n’existe pas dans ma vie.

  3. Merci pour tous ces messages
    j’ai vécu avec 2 personnages de ce type. La première expérience n’a pas suffit.. Aujourd’hui j’apprends à m’aimer, à dire non, à me respecter. Ce n’est pas toujours facile j’ai quelques fois envie de baisser les bras
    Je me pose encore beaucoup de questions et dés que je rencontre quelqu’un j’ai beaucoup d’appréhension … est-ce encore un pervers manipulateur ???

  4. Akrour

    Je me retrouve complètement dans ce témoignage où effectivement le fait d’apprendre à m’aimer et donc à me respecter a été la solution d’une part pour prendre conscience du comportement des pervers narcissiques qui nous entourent et ainsi ne plus vivre en fonction de leurs humeurs au mépris de nos désirs. Cependant je pense que cela ne fut pas suffisant pour réellement s’aimer sur le long terme et échapper définitivement à ces démons. Faire un retour en arrière et analyser les relations que l’ont pouvait entretenir avec nos parents ou plutôt les relations que notre mère ou notre père entretenaient avec nous expliquent notre schéma intérieur et alors nous pouvons nous rendre compte que nos relations futures sont la continuité de ce que nous subissions enfant. Dire stop à cette relation toxique avec son parent pervers permet de se retrouver et réapprendre à s’aimer pour soi sans vivre sous le regard des autres. Et seulement après, je pense qu’il sera possible de ne plus subir aucune sorte de pervers. Dire stop à un parent pervers c’est à dire couper les ponts, non pas pour se protéger, même si cela est une première étape, c’est accepter l’incapacité de ce parent à transmettre de l’amour et à respecter son enfant. En faisant ce deuil de cet amour parental qui n’a jamais existé et a faussé les cartes nous découvrons ce qu’est l’amour et ce qui est bon pour nous, c’est à dire à l’opposé de ce que ce parent voulait pour nous et contre nous. L’amour n’est pas une compétition, des conflits sans cesse alimentés. L’amour n’est pas un jeu. Pour le pervers narcissique, c’est un jeu dont il faut vite se sortir et pour cela, comprendre ce qui nous a amené à le laisser entrer dans notre vie et à s’installer dans notre vie. Et là, nous comprendrons que contrairement à ce que l’on pensait, ce n’était pas l’amour. Autre chose se jouait et comme il n’est pas facile d’imaginer que notre parent qui était sensé nous aimer voulait juste nous anéantir, juste parce que lui même ne sait pas ce qu’aimer et s’aimer signifient. Cela ne nous appartient pas et notre rôle n’est pas de porter la vie de nos parents et de la prendre en charge. Nous sommes responsables de nos actes pas de ceux des autres et surtout pas de ceux qu’ils ont eux-mêmes provoqués pour mieux nous les reprocher ensuite. Alors oui partons, mais partons avec l’enseignement de cette expérience, au risque de la répéter inlassablement jusqu’à ce que nous finissions enfin par comprendre et de toute façon partir. Pour sortir d’une relation avec un pervers narcissique, il faut partir de sa relation avec son parent pervers narcissique. Sans cela, chacun de nos départs nous fera revenir vers la maison mère. Puisse ces quelques mots vous permettre d’avancer plus rapidement dans votre recherche de bien-être et de bonheur. Ce n’est pas facile mais tellement riche d’apprentissage et libérateur.

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