Violence Conjugale : 6 Règles à Suivre pour s’en Sortir

. Vidéo pour reconnaître et contrer les personnes culpabilisantes (marre-des-manipulateurs.com).

Comment sortir du piège de la violence conjugale ?


La violence conjugale est la violence exercée par un conjoint sur l’autre. Le plus souvent, il s’agit de violence faite aux femmes.

Il faut distinguer trois formes de violences :

  1. Les agressions physiques : coups, gifles, morsures, brûlures, étranglements, tortures, tentatives de meurtre,…
  2. Les violences psychologiques : insultes, menaces, humiliations, dévalorisations, chantages, culpabilisations, dominations,…
  3. Les violences sexuelles : viols ou agressions sexuelles.

Il ne faut pas confondre les violences conjugales avec les disputes d’un couple en difficultés. Quand on parle de la maltraitance conjugale, il y a toujours d’un côté l’agresseur et de l’autre la victime, tous deux bien identifiables.

Les conséquences de la violence dans le couple sont importantes pour la victime (l’homme ou la femme battue) ainsi que pour les enfants du couple. La santé et même la survie peuvent être menacées par la violence conjugale.

Voyons maintenant…

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Les 6 choses les plus utiles que vous puissiez faire quand vous êtes victime de violences conjugales


Premièrement, si vous êtes victime de violence conjugale, vous devez commencer par prendre pleinement conscience de la situation.

  • Prendre conscience que vous n’êtes pas responsable des actes violents de votre partenaire (ou ex-partenaire).
  • Prendre conscience que votre vie, votre santé et votre bonheur (ainsi que ceux de vos enfants) sont en danger.
  • Prendre conscience qu’en vous laissant faire vous manquez de respect pour vous-même (vous ne pouvez pas vous aimer et en même temps subir des actes de violence). Vous n’êtes plus l’acteur mais le spectateur de votre vie…
  • Prendre conscience que vous êtes manipulée et probablement sous l’emprise de la personne violente.
  • Prendre conscience que vous avez des droits dont le premier est celui de vous défendre !

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Deuxièmement, si vous voulez vous en sortir plus facilement, vous devez sortir du silence et vous faire aider.

Même si les faits sont anciens, il est très important de sortir de l’isolement et d’en parler.

Ne pas rester seule mais parler de la situation que vous vivez à une personne en qui vous avez confiance (famille, amis,…) ou à un professionnel (médecin, psychologue, assistante sociale, avocat,…).

Si vous êtes victime de violence conjugale en France, des associations et professionnels vous accompagnent ici.

L’homme violent apparaît très souvent comme un être plutôt charmant en société. C’est pourquoi vous ne devez pas craindre le regard et le jugement des autres.

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Troisièmement, vous devez apprendre à vous affirmer et vous défendre efficacement.

violence conjugale

Sortir de la Violence Conjugale

La femme battue doit savoir qu’elle est protégée par la loi.

Concrètement, vous allez devoir poser vos limites face à la violence (dire « stop, ça suffit ») et ne jamais excuser un comportement violent.

Rien ne justifie qu’un homme se comporte de façon violente avec sa femme !

Au lieu de l’excuser, il faut faire comprendre à l’homme que son comportement est tout à fait anormal :

  • L’homme violent doit savoir qu’il n’a pas le droit de vous agresser, il est seul responsable de ses actes violents qui sont punis par la loi.
  • L’homme violent doit comprendre qu’il ne gère pas bien ses émotions (colère, agressivité, impulsivité,…) et que cela ne doit plus continuer.
  • L’homme violent doit apprendre qu’il existe d’autres façons de s’exprimer que par la violence physique.

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Quatrièmement, vous devez rapidement retrouver votre indépendance.

Il faut sortir de la dépendance financière vis-à-vis d’une personne violente et s’assumer financièrement si ce n’est plus le cas.

Voici comment sortir de la dépendance affective

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Cinquièmement, quittez le domicile conjugal et partez avant qu’il soit trop tard.

Si vous êtes en situation de danger, vous avez le droit de partir pour vous réfugier avec vos enfants dans un endroit plus sûr.

Pour qu’il comprenne bien que vous partez à cause de son comportement violent, le mieux est de partir au moment-même où vous êtes confrontée à un acte de violence.

Pourquoi est-ce important de partir ?

Parce que, comme je vous le disais, votre vie est en danger mais aussi et surtout parce que malheureusement, il ne changera pas !

Il y a fort à parier que la violence conjugale ne s’arrêtera pas.

Malgré cela, la plupart des victimes ne partent pas…

Pourquoi est-ce difficile de s’en aller ?

Il y a plusieurs obstacles qui empêchent les victimes de s’en aller :

Le sentiment de honte et de culpabilité : la victime se sent responsable de la violence conjugale ou de l’échec de son couple.

« Si je suis victime, c’est de ma faute…

je ne sais pas comment m’y prendre avec les hommes… »

« c’est moi qui le provoque… »

Il faut lutter contre les idées reçues :

« la violence conjugale ne concerne que les milieux défavorisés »,

« la femme battue a un mari alcoolique »…

De plus, une femme se sent souvent honteuse d’avoir été maltraitée aussi longtemps.

Mais il y a aussi le fait que les hommes violents n’ont pas forcément une « gueule de monstre ». Ils peuvent être polis, charmants ou adorables en public et ainsi faire durer longtemps l’enfer de la violence conjugale.

La présence d’enfants peut compliquer le départ car on a peur de perdre le contact avec ses enfants mais en réalité, on protège ses enfants lorsqu’on quitte une personne violente.

La dépendance affective. Quand on a pas une bonne estime de soi, on ne se sent pas toujours capable d’agir pour recommencer une nouvelle vie.

La dépendance financière. On a peur de ne pas savoir s’en sortir seule.

 L’isolement social ou familial. Quand on est seul, on n’a pas la force ni le soutien nécessaires pour s’en sortir.

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Sixièmement, enfin, vous pouvez le prendre en flagrant délit de violence, rassembler des témoignages par écrit, consulter un médecin pour faire rédiger un certificat médical (éléments de preuve).

Vous pouvez aussi signaler les violences ou déposer plainte à la police et à la gendarmerie. Les policiers et gendarmes ont l’obligation d’enregistrer votre plainte même si vous n’avez pas de certificat médical.

Trop peu de victimes de violence conjugale osent porter plainte (moins d’un cas sur cinq) car elles ont souvent peur des représailles et qu’on ne les prennent pas au sérieux.

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L’erreur à ne pas commettre quand on est victime de violence conjugale…


C’est de croire que le conjoint violent va changer.

Si la violence conjugale est très récente, vous pouvez encore espérer sortir le couple du piège (en fixant fermement vos limites) mais si vous en êtes victime depuis plus longtemps, vous devez vous rendre à cette règle de base dans les relations humaines: les gens ne changent pas.

Une personne violente reste une personne violente.

Même si comme la plupart des victimes vous avez au fond de vous l’espoir qu’elle change…

Même si vous avez envie de lui donner une autre chance…

Même si elle se montre plus attentionnée…

Même si elle vous présente ses excuses et vous promet de changer…

La violence conjugale se reproduira après des périodes d’accalmie.

Vous ne devriez jamais accrocher vos espoirs sur la possibilité que quelqu’un de violent change et devienne une personne respectueuse.

« Trois semaines formidables s’en sont suivies,

puis la routine a repris le dessus, et les insultes aussi ».

En fait, non seulement les gens ne changent pas, mais sous la contrainte, ils vont de mal en pis et deviennent encore plus de ce qu’ils sont déjà…

Alors pourquoi rester dans une relation où vous êtes malheureuse année après année ?

Si vous trouvez que vous êtes plus malheureuse dans la relation que vous ne seriez en dehors de la relation, alors vous devez envisager sérieusement de faire des changements.

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Pensez à combien de temps vous allez encore vivre. Si vous êtes une « femme battue » et malheureuse dans votre relation aujourd’hui, êtes-vous prête à vivre aussi insatisfaite pour le reste de votre vie ?

Posez-vous les bonnes questions et vous trouverez la force de vous en sortir !

Le Guide Pour Maîtriser les Personnes Toxiques

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8 Comments

  1. Olympe

    J’ai grandi et vis toujours à ce jour dans la violence.
    Je voudrais m’extirper définitivement de cette situation, mais j’ai peur des représailles.
    Je suis à bout de forces.

  2. virtual

    Bonjour,
    j’ai fais la rencontre récemment d’une dame de 42ans, elle cherchait un appartement car elle venait de se séparer de son compagnon…
    le contact est bien passé, nous avons discuté par messages, ensuite on c’est rencontré (pour la visite de l’appartement que je louais), et elle m’a raconté un peu sa vie depuis 9ans
    son homme est très impulsif, jaloux, à commencé à boire et devient violent, elle n’est pas heureuse mais trop amoureuse pour vraiment partir, je pense qu’elle est dans la peur.
    Elle à d’ailleurs annulé la location après quelques jours… je voudrais l’aider mais n’ayant que peu de contacts avec elle, je ne sais pas comment lui faire comprendre qu’elle ne doit pas accepter cette situation…

  3. Je subi tous les jours de la violence physique et psychique,a chaque fois que j essaie de parler avec lui pour un oui ou pour un non, il saute sur moi par des coups avec tout ce qu il trouve a cote de lui: (chausseur,vaisselles, tourne vise, cles….) je suis avec lui depuis 9 ans . C est tres difficile de partir avec des enfants en bas age et peur du jugement des autres.. pas le courage, je subi et encore et encore…jusq a quand?

    • BOULAY MARTINE

      bonjour Cindy,

      OUI, je confirme qu’il faut que tu partes car tu dois penser à toi et aussi à tes enfants qui seront traumatisés par cette violence qu’ils subissent forcément.

      TA VIE EST EN DANGER ET CELLE DE TES ENFANTS AUSSI.

      J’ai porté plainte pour violence conjugale contre mon mari en février 2017, après 30 ans de mariage !!

      Pourquoi ai-je attendu aussi longtemps avant de comprendre que cette situation était intenable ?

      parce-que la « victime de violence conjugale » est aussi victime du « syndrôme de Stockhom » ce qui veut dire qu’elle trouve des excuses à son bourreau et le défend si quelqu’un vient à le critiquer !!!

      Donc, pars avec tes enfants sous le bras et va porter plainte à la Police ou la gendarmerie, tu seras écoutée et aidée. Si tu as peur, des mesures seront prises pour dissuader ton mari de s’en prendre à toi pour se venger.

      Tu seras aidée, tu auras sauvé ta peau et la santé physique et psychologique de tes enfants.

      FAIS LE AVANT QU il NE SOIT TROP TARD !!!

      Il faut aussi que tu saches que quand tu subis des violences, tu peux appeler les pompiers (en cachette), ils interviendront.
      C’est grâce à l’intervention d’un pompier et d’une personne très proche que j’ai réussi à m’en sortir.

      Ca demande du courage mais tu verras qu’après tu iras mieux…
      Personnellement, autour de moi tout le monde a été surpris, tout le monde m’a aidée et soutenue.

      Cela sera certainement pareil pour toi, tu ne dois pas avoir honte, tu es la victime d’un malade !

      Courage…. Bises réponds-moi si tu veux pour me donner de tes nouvelles
      Martine

    • Bonjour je viens de réussir à quitter mon ex conjoint il y a 3ans j’avais déposer plainte puis retirer pensant qu’il changerais… Et puis il fait son ramadan cette année plus toutes les autres dispute où on ne pouvait pas parler pck j’étais conne comme il disait. Fallait faire comme lui voulais. J’ai déposé plainte fin mai pour violence verbale physique et menace avec couteaux devant les enfants. Puis j’ai  » pardonner » mais g tout fait par derrière je les prévenu la veille de déménager j’avais dit à personne même pas la famille tellement honte et la veille de déménager g appler il on répondu présent !! Donc d déménager et on s’entendait à p près bien pour le petit et puis là lundi en récupérant mon bébé il m’a menacé av un couteau donc g redéposer plainte et là je ne lui laisse plu voir le Petit. Sachant qu’on a u une confrontation hier moi g. Avouer avoir encore des sentiments mais lui devant les gendarmes m’a mis plus bas que terre me disant que si il étai avec moi c’était pour le petit pvk je ressemblais à rien qu’il ne m’aimait pas et m’avais jamais aimer. Ces des paroles dur car il a tout nier ce qu’il c passer plus m’a dit sa .. c dur mais pour le bien des enfants ces ce qu’il faut vraiment !!!!

    • Myriam L.

      Bonjour Cindy,

      Si tu ne trouve pas le courage pour le faire pour toi, pense à tes enfants. C’est ta responsabilité parentale de les protéger. Je vie une situation similaire à la tienne et je prépare le terrain pour quitter mon conjoint. Je ne veux pas que mes enfants répliquent le modèle qu’ils sont entrain d’apprendre en regardant la relation basée sur le pouvoir entre leur père et leur mềre. De plus, mon fils de 5 ans ne me respecte pas parce qu’il fait comme son papa. Je suis allée chercher de l’aide et c’est super important de briser le silence et d’aller chercher le soutien des professionnels dans le domaine. Une chose est certaine c’est que tu n’es pas seule. Des personnes sont là pour t’aider. Bon courage!

  4. Evita

    Il faut partir dès la première claque et ne jamais faire comme moi, rester subir les violences de son conjoint pendant 37 ans. Je m’en veux terriblement de ne pas l’avoir quitté quand mes enfants étaient jeunes, il ont subi ces violences, même si leur père n’était pas violent envers eux, je ne dépendais pas financièrement de lui, c’était lui qui dépendait de moi, il n’a jamais travaillé en continuité, il a juste travaillé une dizaine d’années, justement parce que je travaillais avec lui, il a su manipuler tout le monde et il a réussi à obtenir une pension d’invalidité en manipulant mêmes les experts médicaux. Je me suis enfuie après avoir été victime d’une tentative de meurtre et ce n’était pas la première fois, mais ça a bien failli être la dernière. J’ai porté plainte muni d’un certificat médical, enfin, je l’ai quitté définitivement à ce moment là, il a été jugé au tribunal correctionnel, une peine de 4 mois de prison avec sursis, c’est bien peu cher payé pour 37 ans de violence.

    • Myriam L.

      Bonjour Évita, je te comprends tellement. Ton témoignage me confirme qu’il n’est jamais trop tard pour se sortir de ce contexte. Je comprends ta colère et ton sentiment d’injustice. Par contre, il est essentiel que tu te concentres sur toi et ce que la vie peut t’apporter maintenant. Je me suis trop longtemps laissé grugé par le ressentiment et le sentiment d’injustice que je me suis rendue malade. Merci pour ton témoignage et bonne de continuité de vie avec des relations saines et harmonieuses. C’est ce que je te souhaite 🙂

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